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Carapa.org - Le marché de l'huile de carapa

Le marché de l'huile de carapa

Il n’y a encore eu aucune étude de marché ou de possibilités de développement économique pour le carapa en France. Les informations viennent principalement des pays frontaliers de la Guyane (Brésil, Suriname et Guyana). (voir étude de cas sur le marché guyanais - pdf).

Un nouveau marché se développe en Afrique, notamment grâce à l'essor du web. Voir Le marché de l'huile de carapa en Afrique (et les News)

La BDT est en train de créer une métabase sur les produits forestiers non ligneux en amazonie brésilienne, et a rangé l’huile de carapa (avec la résine du courbaril) dans la catégorie des « produits naturels d’origine végétale chimiquement non définis, dont le principal usage est médicinal, déjà utilisé en pharmacie et cosmétique, principalement au Brésil, et qui commence à attirer l’attention de "l’extérieur" ». Les graines du carapa sont elles mises, avec quatre autres espèces, dans la catégorie des « plantes utilisées et commercialisées in natura au Brésil mais apparement pas à "l’extérieur", à usage médicinal ». Le Brésil est clairement le principal détenteur du marché de l'huile du carapa aujourd’hui, pourtant il n’est pas le seul qui possède une forêt, à protéger et à valoriser, et un potentiel pour ce genre. D'autres pays comme ceux d'Afrique de l'Ouest sont aussi des pays producteurs potentiels. Rappelons que le savon de Marseille a longtemps été fabriqué avec de l'huile de touloucouna provenant du Sénégal.

La production d'huile

Les seuls chiffres que nous ayons trouvés ne sont plus très récents (recensement 1996), ils sont fournis par l’Institut Brésilien de Géographie et de Statistiques (IBGE), et sont à manipuler avec précaution.

En 1996, 473 tonnes de carapa ont été ramassées au Brésil, plus de la moitié des producteurs sont aussi vendeurs de bois. Le prix moyen de vente des graines aux intermédiaires qui fabriquent l’huile, lorsque celle-ce n’est pas fabriquée artisanalement, est de 0,48 R$ (12 centimes d'euro) le kilo de graines, mais varie en fait de 0,29 à 0,59 R$ selon la situation du producteur.

Toujours selon l’IBGE le Brésil consommerait près de 30 000 litres d’huile par an, et en exporterait 450 000 litres [Globorural].

L’huile est vendue 5 à 7 € le litre sur les marchés locaux des grandes villes du Brésil, du Suriname, et du Guyana (Winners and loosers, Winners and loosers), sa valeur internationale en 2003 (prix FOB Manaus) est de 9 $ le kilo, soit 7,25 €, d’après la société Uhe. On retrouve l’huile sur les marchés des pays dits développés sous forme de produits dérivés cosmétiques ou phytothérapiques à des prix absolument exorbitants (voir notre Tableau comparatif).

Développement de la filière

Une analyse de la filière et du potentiel socio-économique du carapa en Amazonie brésilienne a été réalisée par Maria Amelia Rodrigues da Silva, économiste et enseignant chercheur à l’Université Fédérale du Pará, et publiée dans la revue Agroamazônia. (non accessible en ligne). Version française.

En dépit d'un potentiel important pour le développement,  divers observateurs (voir références) s'accordent pour dire que le marché en plein boom des produits forestiers non ligneux dits  équitables n'est pas réglementé et peu encadré, notamment en ce qui concerne le caractère durable de l'exploitation d'une ressource naturelle (Forget et Jansen 2007). Les prix de vente actuellement pratiqués  aux différents stades de la commercialisation laissent perplexes. La filière de l'huile de carapa (Andiroba) n'apparaît pas vraiment équitable comme le montre notre analyse comparative.

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